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Quand on fait le bilan…

Le 13/01/2026

Dans Actualités

Voici bientôt quatre ans que j’ai débuté ce blog. Devant les malversations de la classe dirigeante, j’ai finalement suivi les conseils d’un Idriss Aberkane : venir gonfler les voix résistantes, tenter de toucher mes semblables par un discours de vérité et réfléchir avec eux sur les forces qui nous amènent au bord du gouffre. Depuis, je n’ai eu de cesse de dénoncer tous les totalitarismes en action. Et ils sont déchainés, ces temps-ci. Evidemment, au fil des événements, j’ai pu voir que ce qui nous avait réunis durant le covid n’était pas suffisant pour nous rassembler face à l’islamisme ou le socialisme. Beaucoup de patriotes antimondialistes se sont égaillés dès lors qu’il fallait dénoncer le fanatisme islamique ou l’internationale communiste. Pour un Jean Robin qui pointait la Chine du doigt, vingt l’ignoraient superbement. Pour un Jean Messiha qui jouait les boutefeux contre l’islam impérialiste, cent préféraient taper sur le petit Israël, leur obsession. Ces quatre années furent donc une période de grande confusion dans les esprits.

Et je ne parle pas de l’agaçante position de certains comme Alexis Cossette, Sylvain Ferreira ou Scott Ritter qui nous martèlent que ce qu’on voit n’est qu’une mise en scène. Qui nous serinent qu’on voit en réalité un film. Eh bien soit, nous ne sommes pas qui nous sommes. Nous sommes des zombis qui assistent à un spectacle. Si cela peut leur faire plaisir ! On n’en peut plus de leurs pseudos explications. Ainsi Cossette rabâche l’idée que finalement tous les événements que nous voyons se dérouler, comme la tentative d’assassinat de Trump, la guerre Israël-Iran ou l’enlèvement de Maduro, ne sont que des mises en scène. Bon, mais dans quel but ? Pourquoi Trump et ses ennemis se prêteraient à de telles mystifications ? On l’ignore. Et surtout le commentateur québécois se garde bien d’apporter de l’eau à son moulin. Simplement, il avance que ce que l’on voit est impossible dans la réalité. Que la capture d’un dirigeant comme Maduro qu’on extrait de sa forteresse serait impossible, qui plus est de façon aussi peu couteuse en vies humaines. Or il y aurait plus de cinquante morts dans le camp de la garde prétorienne de Maduro, dit-on. Ce n’est pas ce que j’appelle une opération sans dégâts « collatéraux ». Et l’arrestation de Noriega au Panama en 1989 était-elle aussi une mise en scène ? Scott Ritter, un ancien inspecteur des Nations unies est du même avis, qui affirme que l’opération a été planifiée et mise en scène. Que capturer le dirigeant d’un pays hostile ne pourrait se faire sans le concours de la CIA. Mais qui dit que la CIA n’y a pas participé ? Personne ! De plus parler de mise en scène signifie que la nomenklatura vénézuélienne s’est laissé imposer son humiliation ! Ça, pour le coup, cela me semble impossible. Ritter insinue enfin que l’élite vénézuélienne a retourné sa veste et se trouve directement sous emprise trumpienne. Qu’il y ait eu des défections dans le camp chaviste, des trahisons, qui en doute ? C’est dans l’ordre des choses. Pour monter une telle opération, les américains devaient y avoir recours, mais cela implique-t-il pour autant qu’il y ait eu mise en scène ? Cette explication nous est ressortie systématiquement par cette frange de commentateurs qui deviennent à la longue insupportables. Car évidemment elle laisse planer le doute sans aller au fond des choses et sans rien démontrer, pas même l’intérêt qu’il y aurait à mettre en scène de faux affrontements. Elle laisse penser que le spectateur lambda est un imbécile qui ne voit pas la réalité derrière les apparences et que seuls ceux qui font appel à ce genre d’explication sont dans le secret des grands de ce monde.

Y-a-t-il besoin d’aller imaginer toutes sortes de scénarios rocambolesques ? Je ne le crois pas. On peut à la rigueur présumer qu’un deal aurait eu lieu entre grandes puissances pour expliquer ces événements. Qu’une sorte de partage du monde en zones d’influence aurait été acté entre Etats-Unis, Chine et Russie, sans que le grand public en soit informé. Une sorte de Yalta 2.0. Des journalistes très sérieux ont déjà eu recours à cette idée. Je pense à Régis Le Sommier, mais aussi des géo politologues tel Alexandre Del Valle qui préfère l’expression de nouvel ordre post-occidental plutôt que de nouvel ordre mondial multipolaire.

Un autre leurre traverse encore la sphère antimondialiste. Celle-ci bruisse des rumeurs les plus folles, comme il y a six ans sans qu’à l’époque ces rumeurs aient été vérifiées. Laisser présager que de grands événements sont en préparation et qu’ils vont bouleverser la donne de façon imminente est revenu à la mode. Ainsi les réseaux sociaux ont-ils relayé une intervention d’un certain reporter de GBNews dénommé Charlie Peters, qui mentionne un important déplacement de forces américaines vers l’Europe et conclue que quelque chose de grand est en train de se produire. On attend de voir ce nouveau débarquement. En France, l’équipe de Florian Philippot qui s’occupe de ses vidéos s’est même prêtée à ce petit jeu. On accroche l’internaute par un titre bref et percutant, même s’il ne reflète pas la teneur de la vidéo et on laisse entendre qu’un grand événement est imminent et puis… rien derrière. Voyez par exemple ce titre « Un événement incroyable va se produire ». Vous écoutez d’un bout à l’autre Philippot et puis rien. Rien qu’un discours convenu, aucune annonce qui décoiffe. Encore un titre purement mensonger qui désespère l’auditoire. Des procédés de tabloïd quoi !

A l’opposé du petit cercle patriote, que dire de la population dans son ensemble ? On peut penser dans un premier temps que, depuis le covid, sa confiance dans le système se soit émoussée. Les records d’impopularité de Macron le prouvent suffisamment. Mais la contrepartie est que, de tous les résistants qui se sont fait un nom sur les réseaux sociaux, aucun n’en est sorti indemne. Les uns sont poursuivis en justice, les autres sont intimidés par des gardes à vue ou prennent des peines de prison ferme, d’autres encore sont obligés de fuir le pays et enfin d’autres voient leur banque fermer leur compte sans autre forme de procès. Et la population ne semble pas s’en soucier. Certains continuent même d’affirmer vivre encore en démocratie. C’est dire à quel point cette population, qui se laisse marcher sur les pieds, a été conditionnée à réagir par l’acceptation du fait accompli.

J’ai extrait une citation pêchée sur Telegram qui résume bien ce que nous avons appris depuis 2020 et qui reste volontairement ignorée d’une partie de la population : « C’est insensé comme autant de gens n’ont besoin d’aucune preuve pour croire un mensonge [s’il vient de l’Etat] mais demandent des preuves à l’infini pour accepter une vérité [si elle provient de leur voisin]. » C’est le principe même de l’obéissance aveugle et confortable. Et ce type de réaction a fait florès autour de moi. Il serait intéressant de faire un sondage (honnête pour une fois) afin de savoir qui croit encore à l’explication officielle du covid. Le conformisme et l’idéologie de gauche en sont le plus souvent à l’origine. Mais aussi la peur suivie de l’orgueil mal placé de refuser d’admettre qu’on s’est trompé.

Si on considère maintenant le seul monde paysan, comme le dit l’agriculteur Sébastien Béraud, lui aussi est divisé. Il est fragmenté particulièrement à cause du double jeu de certains syndicats, mais aussi du fait d’un manque de discernement. Beaucoup se bercent d’illusions. Ils ne voient toujours pas la nécessité impérieuse de sortir de l’UE et encore moins d’éviter cette vaccination bovine qui ressemble tant à une vaccination anticovid pour cheptel. « Cette histoire de dermatose pue exactement comme le covid », s’échine à claironner Béraud devant l’esprit buté de certains agriculteurs. C’est pourquoi je reste dubitatif sur les débouchés de leur mobilisation.

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De leur côté, les observateurs étrangers ne se sont pas privés de prêter l’oreille aux échos de la France profonde. Et ils en sont revenus de son peuple. La politologue iranienne Mahnaz Shirali s’interroge ainsi à l’antenne de CNews. Comment ce pays, phare de la démocratie, n’est-il pas tout entier, du sommet à la base, derrière le peuple iranien qui défie les mollahs dans la rue comme jamais depuis 47 ans. Villes et bourgades sont prises d’assaut, les gardiens de la révolution déjà fort affaiblis par la confrontation avec Israël sont pris à partie par les foules, les commerces sont fermés, les slogans des insurgés laissent entendre que c’est la bataille finale avec ce régime de tortionnaires. En face, Khamenei prend la poudre d’escampette pour une destination inconnue les poches bourrées de lingots d’or, les ayatollahs aux abois coupent internet, assèchent les distributeurs de billets et regroupent leurs dernières forces. Devant l’énumération de ces faits, le peuple français aurait dû manifester plus de solidarité, pense Shirali. Seulement, elle n’a pas assez scruté l’évolution du peuple de gauche pour voir qu’au lieu de se ressaisir celui-ci avait pactisé avec l’islam et sa forme la plus agressive. Ce qui étonne Shirali ne m’étonne plus depuis longtemps. Le peuple iranien, moins biberonné au marxisme, est autrement plus courageux que son homologue français qui n’est même pas capable de se souder autour de ses agriculteurs, alors qu’il se dit avoir le palais le plus fin du monde et les plus grandes exigences gustatives ! ça lui va bien à ce peuple de dire qu’il défend la bonne bouffe contre la malbouffe et en même temps de ne pas réagir quand on pique ses bestiaux avec des vaccins suspects ou quand on les abat en masse inutilement et qu’on va laisser ensuite entrer des viandes frelatées aux hormones et autres cochonneries, dont le goût sera infect. Il y a de quoi désespérer du peuple de France autant que de son élite. Mais, après la décapitation du régime totalitaire de Caracas, voilà qu’un autre symbole de la tyrannie, Téhéran, est prêt à tomber. Ce début 2026 est vraiment encourageant. Aussi faisons preuve de patience en attendant que notre peuple se réveille et fasse chuter le despote qui l’opprime. Espérons que sur le livre d’or de cette année Paris y inscrive son nom à son tour.

Photo d'illustration : La chute des idoles islamogauchistes vue par Grok

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