Modérons notre enthousiasme, pensent certains, la tentative de contrôle du Venezuela par Trump a des motifs moins nobles, à savoir le pétrole. La vieille ritournelle gauchiste qui ne demande aucun d’effort de réflexion ! Pour eux donc, ce qui se joue au Venezuela, qui dispose d’immenses réserves pétrolières, n’a rien à voir avec la drogue, le terrorisme ou la démocratie, il s’agit de la survie du dollar américain et du pétrodollar. Il faudrait pour pouvoir l’affirmer sonder le cœur de Trump afin de savoir quelle place l’enjeu pétrolier a pris dans sa décision. Mais l’homme a trop de motifs sérieux par ailleurs pour imaginer que le seul pétrole ait motivé son action. Trump fait ce qu’il dit et dit ce qu’il fait depuis 2016. Personne ne peut le nier. Si le pétrole avait été le facteur déterminant, ses prises de parole l’auraient indiqué. Et puis les dividendes du pétrole, parlons-en. Qu’en a fait Maduro alors que son peuple est affamé et dépossédé de son vote ? Il a choisi de privilégier, outre sa nomenklatura, la Chine, les cartels et le Hezbollah. Sur le fond comme sur la forme, regretter la chute de Maduro est tout bonnement atterrant.
Mais, me direz-vous, qu’en sera-t-il de l’Europe, cette Europe qui nous intéresse plus que n’importe quelle autre région du globe ? Florian Philippot, qui d’homme politique s’est converti définitivement en simple pigiste, a rapporté le fait que l’administration Trump allait faire pression sur les magistrats qui seraient tentés de répondre aux attentes des hiérarques européistes et d’interdire des partis souverainistes comme l’AfD. Quelques heures plus tôt, certains évoquaient, à l’instar de Régis de Castelnau, que cela pourrait aussi concerner les juges qui voudraient empêcher le candidat RN de se présenter à la présidentielle. Depuis l’affaire Fillon, on ne l’ignore plus, les coups d’Etat politico-judiciaires sont devenus monnaie courante pour les européistes. Mais si leurs juges sont désormais poursuivis par la Justice américaine pour avoir outrepassé leurs prérogatives, je serais curieux de voir comment ils se comporteront. Jusqu’à présent, ils ne risquaient rien. Au contraire, de l’avancement leur était promis. Mais à l’avenir s’ils y perdent jusqu’à leur liberté, ils y réfléchiront à deux fois. Tout cela donne raison à Grumberg lorsqu’il prédit que l’Europe pourrait se réveiller groggy en 2026.
Sur un plan franco-français, il y a du nouveau côté propagande. C’est Jean-Yves Le Gallou qui vient d’en faire le constat. La fenêtre d’Overtone n’ayant cessé de dériver à l’extrême-gauche depuis un demi-siècle, même si elle continue de vouloir poursuivre sur sa lancée, celle-ci connait sinon un arrêt ou un rebroussement, du moins un élargissement sur sa droite du fait de la réaction d’une fraction de l’opinion devant les divagations gauchistes que sont le palestinisme, l’immigrationnisme, le wokisme ou le climatofascisme. Le but, pour les progressistes, était d’accoutumer la population en déplaçant peu à peu le curseur de la fenêtre vers la gauche. Mais si on déplace trop vite le curseur et si la fenêtre s’élargit comme chacun peut s’en apercevoir vers la droite, alors l’effet d’accoutumance escompté n’aura pas lieu. L’acclimatation ne se fera que pour ceux déjà convaincus, à gauche. La réaction à droite ira plutôt à rebours de l’effet voulu. A droite, on se convaincra de l’opposé.
Autre volet de la vie publique qui n’arrête pas de discréditer cette classe dirigeante puante : la corruption du système médiatique public et celle des politiques associés. Pas un jour sans que les médias du service public dénoncés par le député Charles Alloncle n’en prennent pour leur grade au vu de la gabegie dont ils sont à l’origine. Jusqu’à quand resteront-ils impunis ? Pas un jour non plus sans que les hommes politiques de gauche ne soient vus sous leur véritable jour, exposés qu’ils sont sur les réseaux sociaux. Un jour c’est un député noir de LFI Carlos Bilongo qui tient des propos racistes à l’égard des blancs. Un autre jour, c’est l’ex-ministre PS Daniel Vaillant qui pleurniche, ne pouvant plus disposer de chauffeur aux frais de la princesse. L’indécence n’étouffe pas le ventripotent ! Il n’en a pas assez avec les millions que ses mandats lui ont rapportés depuis des décennies et qu’ils continuent de lui rapporter ?