Que nous réserve 2026 ?

Le 06/01/2026

Dans Actualités

2026 sera une année charnière. Nous pouvons au moins le présager. Si la situation en France laisse peu d’espoir à court terme tant elle est dégradée, en ce qui concerne la conjoncture internationale il en va autrement, à lire Jean-Patrick Grumberg. Pour lui, la nouvelle année serait celle de « tous les espoirs ». Des espoirs qu’il met en Trump. 2025, première année de son second mandat, aura permis au président américain d’entreprendre de multiples chantiers. Grumberg est convaincu que beaucoup verront leur accomplissement en 2026. Certains parmi eux concernant l’UE. « L’Europe, écrit-il, pourrait se réveiller avec des sanctions dont elle n’imagine pas l’ampleur en raison de ses attaques contre la liberté d’expression… » Quant au monde multipolaire à la vénézuélienne ou à l’iranienne, Trump a remisé son pacifisme face à de tels ennemis. Sa politique aura des effets bénéfiques d’abord pour le pauvre peuple vénézuélien, mais jugulera aussi le trafic de drogue aux Etats-Unis et aidera à la pacification du Moyen-Orient. En effet, l’Iran des mollahs voyant son grand allié vénézuélien décapité et son propre peuple se soulever de façon concomitante se retrouve d’ores-et-déjà plus affaibli que jamais.

Les coups que vient de porter Trump au régime narco-islamo-communiste de Maduro relèvent d’une nécessité impérieuse. Pour commencer, la capture de Nicolas Maduro et son évacuation du Venezuela prouvent que Trump n’est pas un pacifiste bêlant mais un pragmatique. Il n’est pas pour autant un belliciste, ses actions pour la paix de par le monde en attestant. Il veut surtout atteindre ses objectifs. Et il sait prendre des risques avec une opération spéciale d’une envergure rarement égalée. Maduro avait trop œuvré pour inonder l’Amérique de fentanyl. Il dirigeait en personne le Cartel des soleils. Il avait trop manœuvré en fraudant non seulement aux élections présidentielles de 2018 et de 2024 mais aussi à l’élection présidentielle américaine, volée à Trump en 2020, au moyen des machines de vote Dominion et Smartmatic, provenant du Venezuela. Il avait enfin trop secondé les ennemis de l’Amérique comme l’Iran pour continuer impunément ses agissements. Ce pays a ainsi servi de base au Hamas et au Hezbollah qui cherchent à s’implanter en Amérique.

Cette audacieuse opération a le mérite de placer 2026 sous le signe de profonds bouleversements.  Peut-être même d’un nouvel ordre mondial fort éloigné de celui des mondialistes. L’antimondialiste Trump a frappé fort. Il a frappé aussi les imaginations par ce coup d’éclat, quand de leur côté les mondialistes enchaînent défaite sur défaite : l’Afghanistan, l’Ukraine… Alors oui 2026 débute sous les meilleurs auspices. Une nouvelle configuration géopolitique est peut-être en train de se dessiner sous nos yeux. L’an 2026 est en tout cas prometteur. L’opération américaine a encore comme incidence de faire un exemple à destination des dirigeants européistes. Macron, le premier, ne s’est y pas trompé, dont la réaction a été timorée. Trump ne plaisante pas, c’est le message qui lui a été délivré.

Modérons notre enthousiasme, pensent certains, la tentative de contrôle du Venezuela par Trump a des motifs moins nobles, à savoir le pétrole. La vieille ritournelle gauchiste qui ne demande aucun d’effort de réflexion ! Pour eux donc, ce qui se joue au Venezuela, qui dispose d’immenses réserves pétrolières, n’a rien à voir avec la drogue, le terrorisme ou la démocratie, il s’agit de la survie du  dollar américain et du pétrodollar. Il faudrait pour pouvoir l’affirmer sonder le cœur de Trump afin de savoir quelle place l’enjeu pétrolier a pris dans sa décision. Mais l’homme a trop de motifs sérieux par ailleurs pour imaginer que le seul pétrole ait motivé son action. Trump fait ce qu’il dit et dit ce qu’il fait depuis 2016. Personne ne peut le nier. Si le pétrole avait été le facteur déterminant, ses prises de parole l’auraient indiqué. Et puis les dividendes du pétrole, parlons-en. Qu’en a fait Maduro alors que son peuple est affamé et dépossédé de son vote ? Il a choisi de privilégier, outre sa nomenklatura, la Chine, les cartels et le Hezbollah. Sur le fond comme sur la forme, regretter la chute de Maduro est tout bonnement atterrant.

Mais, me direz-vous, qu’en sera-t-il de l’Europe, cette Europe qui nous intéresse plus que n’importe quelle autre région du globe ? Florian Philippot, qui d’homme politique s’est converti définitivement en simple pigiste, a rapporté le fait que l’administration Trump allait faire pression sur les magistrats qui seraient tentés de répondre aux attentes des hiérarques européistes et d’interdire des partis souverainistes comme l’AfD. Quelques heures plus tôt, certains évoquaient, à l’instar de Régis de Castelnau, que cela pourrait aussi concerner les juges qui voudraient empêcher le candidat RN de se présenter à la présidentielle. Depuis l’affaire Fillon, on ne l’ignore plus, les coups d’Etat politico-judiciaires sont devenus monnaie courante pour les européistes. Mais si leurs juges sont désormais poursuivis par la Justice américaine pour avoir outrepassé leurs prérogatives, je serais curieux de voir comment ils se comporteront. Jusqu’à présent, ils ne risquaient rien. Au contraire, de l’avancement leur était promis. Mais à l’avenir s’ils y perdent jusqu’à leur liberté, ils y réfléchiront à deux fois. Tout cela donne raison à Grumberg lorsqu’il prédit que l’Europe pourrait se réveiller groggy en 2026.

Sur un plan franco-français, il y a du nouveau côté propagande. C’est Jean-Yves Le Gallou qui vient d’en faire le constat. La fenêtre d’Overtone n’ayant cessé de dériver à l’extrême-gauche depuis un demi-siècle, même si elle continue de vouloir poursuivre sur sa lancée, celle-ci connait sinon un arrêt ou un rebroussement, du moins un élargissement sur sa droite du fait de la réaction d’une fraction de l’opinion devant les divagations gauchistes que sont le palestinisme, l’immigrationnisme, le wokisme ou le climatofascisme. Le but, pour les progressistes, était d’accoutumer la population en déplaçant peu à peu le curseur de la fenêtre vers la gauche. Mais si on déplace trop vite le curseur et si la fenêtre s’élargit comme chacun peut s’en apercevoir vers la droite, alors l’effet d’accoutumance escompté n’aura pas lieu. L’acclimatation ne se fera que pour ceux déjà convaincus, à gauche. La réaction à droite ira plutôt à rebours de l’effet voulu. A droite, on se convaincra de l’opposé.

Autre volet de la vie publique qui n’arrête pas de discréditer cette classe dirigeante puante : la corruption du système médiatique public et celle des politiques associés. Pas un jour sans que les médias du service public dénoncés par le député Charles Alloncle n’en prennent pour leur grade au vu de la gabegie dont ils sont à l’origine. Jusqu’à quand resteront-ils impunis ? Pas un jour non plus sans que les hommes politiques de gauche ne soient vus sous leur véritable jour, exposés qu’ils sont sur les réseaux sociaux. Un jour c’est un député noir de LFI Carlos Bilongo qui tient des propos racistes à l’égard des blancs. Un autre jour, c’est l’ex-ministre PS Daniel Vaillant qui pleurniche, ne pouvant plus disposer de chauffeur aux frais de la princesse. L’indécence n’étouffe pas le ventripotent ! Il n’en a pas assez avec les millions que ses mandats lui ont rapportés depuis des décennies et qu’ils continuent de lui rapporter ?

Alors parions que la révolution trumpienne connaitra encore des succès aussi retentissants que l’arrestation de Maduro et qui toucheront la vieille Europe enlisée dans ses échecs. Guy Millière est de cet avis, qui écrit à l’aube de 2026 : « La révolution Trump, interrompue en 2020, a repris à grande vitesse, et le monde en décembre 2026 sera très différent de ce qu’il est aujourd’hui. La révolution Trump est en marche ».  Et si nous plaçons ici nos espoirs en lui, le Churchill des temps modernes, c’est qu’hélas nous n’avons en France aucune figure à la De Gaulle prête à relever le défi. Un Bardella est trop européen et pas assez souverainiste. Un Philippot, lui, se contente de commenter l’actualité au lieu de nouer des ententes avec Trump, Weidel ou Orban pour faire profiter la France de la révolution trumpienne. La politique demande du courage. Le combat politique exige de prendre des risques. Or manifestement aucun homme politique français n’est de cette trempe.

 

Photo d'illustration : image créée avec Grok